Mai232008
23:00:00
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La Légende de Craow
8 mois plus tard…
- Craow, occupe toi du bébé si tu veux bien, je sors faire quelques courses.
- Je m’en occupe ma chérie !
- Tu es un amour, je reviens vite et m’occuperait de toi !! Je t’aime !!
- Moi aussi ma chérie !
Ysabel sortit de la maison toute gazouillante, heureuse comme un pinçon au printemps, tandis que Craow, papa modèle s’occupait de leur fille, Deûh. Il l’a fit virevolter, un sourire béat peint sur les lèvres.
- Oh qu’elle est belle la fifi à papa !! Oh oui qu’elle est belle !! gazougazougazougazouhiiiiiii !! Clama-t-il à sa fille en prononçant les borborygmes que tous les papas adoptent face à leur bébé.
Insouciant et heureux, Craow ne remarqua pas l’individu se tenant dans l’encadrement de la porte.
- Craow, dit une voie familière.
- Choco-co-co, bégaya-t-il en tournant la tête et en l’apercevant en train de tenir un nouveau-né. Tu as un bébé ?! Il est de toi ?! fit-il, stupéfait.
- Oui… Dit-elle sèchement tout en contenant sa colère.
- Ha ! Répondit Craow. Heu… toutes mes félicitations, se reprit-il.
- Si tu avais pris la peine de prendre de mes nouvelles, ou de ne pas faire passer les ordres que tu me destinais, par Gero, tu aurais été au courant !! Cela fait huit mois que tu n’es plus venu me voir !! Je devine aisément pourquoi… moi non plus je ne voulais pas te voir !! S’énerva-t-elle.
- Mais, Choco…
- La ferme ! Je n’ai pas terminé !
- D’accord, vide ton sac ! Se renfrogna Craow.
- Si tu avais, ne fusse que pris de mes nouvelles, tu aurais également su que je m’étais mariée !
- Qu-qu-quoi ?! Toi ?! Impossible !! Déglutit-il, manquant de tomber à la renverse.
- Oui, et avec l’un de tes généraux pardi !
- Tu es mariée avec Geroniman ?! Dit-il choquer.
- Non, vieille momie fripée ! Avec Lavignac !
- Ha ! Heu… toutes mes félicitations, encore une fois. Déclara-t-il surpris.
- Ce n’est pas tout ! Il pense qu’Amandine est sa fille…
- Comment ?! Tu-tu veux dire que…
- OUI ! C’EST LA TIENNE GRAND NIGAUD !! Hurla-t-elle.
- Mais c’est impossible… tu veux dire que la fois où… commença-t-il avant de se reprendre. Mais Caramel… le gars en slip violet… tu es sûre qu’il n’est pas de lui ? Tenta-t-il de se rassurer.
- Tu nous a interrompu en pleine séance tu te souviens ? La semence est restée dans le haricot. Elle est de toi ! Mais je ne te demande rien, il fallait juste que tu le saches…
S’en fût trop pour Ysabel qui se cachait depuis un moment derrière la porte du salon. À chaque mot prononcé par Chocolatine, elle bouillonnait de rage. Ses joues étaient rouges de colère et non plus d’amour comme c’était le cas avant son départ un peu plus tôt. Ses maxillaires se contractaient toutes seules, ses mains, tenant encore les marchandises qu’elle venait d’acheter, tremblaient comme deux feuilles solitaires sur un arbre un jour venteux d’automne. Elle laissa tomber les paquets et ouvrit la porte avec force. Craow et Chocolatine se tournèrent dans sa direction avec un sentiment d’horreur. Ysabel lança vers son mari, un regard noir, empli à la fois d’humiliation, de tristesse, mais surtout d’un ressentiment démesuré. Elle s’avança vers Chocolatine qui était pétrifiée sur place, lui enleva Amandine des mains et la fourra dans les bras de Craow qui tenait toujours Deûh. Elle attrapa ensuite sa rivale par les cheveux et la tira hors de la maison.
- ÇA T’APPRENDRAS ESPECE DE GARCE NYMPHOMANE !! S’époumona-t-elle, tout en la jetant dehors.
- Craow, occupe toi du bébé si tu veux bien, je sors faire quelques courses.
- Je m’en occupe ma chérie !
- Tu es un amour, je reviens vite et m’occuperait de toi !! Je t’aime !!
- Moi aussi ma chérie !
Ysabel sortit de la maison toute gazouillante, heureuse comme un pinçon au printemps, tandis que Craow, papa modèle s’occupait de leur fille, Deûh. Il l’a fit virevolter, un sourire béat peint sur les lèvres.
- Oh qu’elle est belle la fifi à papa !! Oh oui qu’elle est belle !! gazougazougazougazouhiiiiiii !! Clama-t-il à sa fille en prononçant les borborygmes que tous les papas adoptent face à leur bébé.
Insouciant et heureux, Craow ne remarqua pas l’individu se tenant dans l’encadrement de la porte.
- Craow, dit une voie familière.
- Choco-co-co, bégaya-t-il en tournant la tête et en l’apercevant en train de tenir un nouveau-né. Tu as un bébé ?! Il est de toi ?! fit-il, stupéfait.
- Oui… Dit-elle sèchement tout en contenant sa colère.
- Ha ! Répondit Craow. Heu… toutes mes félicitations, se reprit-il.
- Si tu avais pris la peine de prendre de mes nouvelles, ou de ne pas faire passer les ordres que tu me destinais, par Gero, tu aurais été au courant !! Cela fait huit mois que tu n’es plus venu me voir !! Je devine aisément pourquoi… moi non plus je ne voulais pas te voir !! S’énerva-t-elle.
- Mais, Choco…
- La ferme ! Je n’ai pas terminé !
- D’accord, vide ton sac ! Se renfrogna Craow.
- Si tu avais, ne fusse que pris de mes nouvelles, tu aurais également su que je m’étais mariée !
- Qu-qu-quoi ?! Toi ?! Impossible !! Déglutit-il, manquant de tomber à la renverse.
- Oui, et avec l’un de tes généraux pardi !
- Tu es mariée avec Geroniman ?! Dit-il choquer.
- Non, vieille momie fripée ! Avec Lavignac !
- Ha ! Heu… toutes mes félicitations, encore une fois. Déclara-t-il surpris.
- Ce n’est pas tout ! Il pense qu’Amandine est sa fille…
- Comment ?! Tu-tu veux dire que…
- OUI ! C’EST LA TIENNE GRAND NIGAUD !! Hurla-t-elle.
- Mais c’est impossible… tu veux dire que la fois où… commença-t-il avant de se reprendre. Mais Caramel… le gars en slip violet… tu es sûre qu’il n’est pas de lui ? Tenta-t-il de se rassurer.
- Tu nous a interrompu en pleine séance tu te souviens ? La semence est restée dans le haricot. Elle est de toi ! Mais je ne te demande rien, il fallait juste que tu le saches…
S’en fût trop pour Ysabel qui se cachait depuis un moment derrière la porte du salon. À chaque mot prononcé par Chocolatine, elle bouillonnait de rage. Ses joues étaient rouges de colère et non plus d’amour comme c’était le cas avant son départ un peu plus tôt. Ses maxillaires se contractaient toutes seules, ses mains, tenant encore les marchandises qu’elle venait d’acheter, tremblaient comme deux feuilles solitaires sur un arbre un jour venteux d’automne. Elle laissa tomber les paquets et ouvrit la porte avec force. Craow et Chocolatine se tournèrent dans sa direction avec un sentiment d’horreur. Ysabel lança vers son mari, un regard noir, empli à la fois d’humiliation, de tristesse, mais surtout d’un ressentiment démesuré. Elle s’avança vers Chocolatine qui était pétrifiée sur place, lui enleva Amandine des mains et la fourra dans les bras de Craow qui tenait toujours Deûh. Elle attrapa ensuite sa rivale par les cheveux et la tira hors de la maison.
- ÇA T’APPRENDRAS ESPECE DE GARCE NYMPHOMANE !! S’époumona-t-elle, tout en la jetant dehors.
Chocolatine, surprise par la force d’Ysabel, ne put rien faire et alla
valser dans un buisson épineux trônant devant la maison. Un cri
inhumain, à la fois de douleur et d’indignation s’échappa de sa bouche
: Rougouyougayayouille.
Satisfaite à moitié, Ysabel se tourna vers son époux et elle lui déclara :
- Quant à toi… oh toi… commença-t-elle en étouffant un sanglot. Tu-tu… elle ne put terminer et fondit en larme.
Ysabel pleurait, Chocolatine gisait toujours dans le buisson aux épines tranchantes, hurlant à la mort, Craow était pétrifié et tenait toujours les deux jeunes enfants. Au loin, des bruits de sabots martelaient le sol. Un cavalier arriva sur son chameau, il était à moitié mort, percé par deux flèches. Dans un gazouillis à peine audible, il éructa ces mots à son pharaon :
- Gr-gr-and Pharaon, j-j’ai ét-ét-été découvert. Du sang sortait de sa bouche par filets, sa fin été toute proche. Il reprit néanmoins. L’heu-heure est est est… grave… il-il a pr-pris le pou-pouvoir… Le cavalier émit un dernier souffle, ses yeux devinrent vitreux. Il était mort…
Satisfaite à moitié, Ysabel se tourna vers son époux et elle lui déclara :
- Quant à toi… oh toi… commença-t-elle en étouffant un sanglot. Tu-tu… elle ne put terminer et fondit en larme.
Ysabel pleurait, Chocolatine gisait toujours dans le buisson aux épines tranchantes, hurlant à la mort, Craow était pétrifié et tenait toujours les deux jeunes enfants. Au loin, des bruits de sabots martelaient le sol. Un cavalier arriva sur son chameau, il était à moitié mort, percé par deux flèches. Dans un gazouillis à peine audible, il éructa ces mots à son pharaon :
- Gr-gr-and Pharaon, j-j’ai ét-ét-été découvert. Du sang sortait de sa bouche par filets, sa fin été toute proche. Il reprit néanmoins. L’heu-heure est est est… grave… il-il a pr-pris le pou-pouvoir… Le cavalier émit un dernier souffle, ses yeux devinrent vitreux. Il était mort…
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