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Les égyptiens

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Mar012008

La Légende de Craow
Pendant qu’Ysabel prenait des leçons de danses, Craow allait chez Tockkes pour mettre au point les derniers détails de la cérémonie. Tout en traversant la ville, les gens le félicitaient de son futur mariage… Quand au détour d’une rue, il tomba crâne-à-crâne avec notre vieil ami Amalaufoietellementyboit…

- Hé m’jeunot !! L’vieux Amal l’est au courant !! T’va’t’marrier l’jeunot !!
- Euh oui… bonjour Amal, dit-il au supplice.
- Hé ben m’jeunot, l’est pas invité l’vieux Amal ? Dit-il plissant son front ridé.
- Ah… Euh… c’est-à-dire que…
- Suffit !! Vu qu’Amal l’est pas invité, t’va payer un’bouteille d’vinasse au Bar-Bâ-Pah-Pah.
- Mais…

L’empoignant par le slip, Amal traîna Craow au Bar-Bâ-Pah-Pah et commanda deux bouteilles de Double Sagra. Le cafetier local s’était fourni auprès d’un nouvel immigrant en ayant apportés quelques caisses sur Hi-Ân, son âne. Plusieurs personnes ayant ce breuvage à la main se tournèrent vers eux avant de retourner à leurs occupations.




- A l’santé d’jeunes marier !! Déclara Amal.
- Heu… oui merci…

Craow se dépêcha à vider sa bouteille. Au moment où il allait partir, Amal le retint.

- M’jeunot, r’prend n’aut’breuvage vin diou d’vin diou !! On s’marrie qu’une fois dans l’vie !!
- Bon d’accord.


A la fin de sa deuxième bouteille, Craow ressentit les effets fulgurant de la boisson et commença à chanceler… Il commanda néanmoins une troisième bouteille et la vida d’une traite.

- Vin diou d’vin diou !! C’qu’il y prend goût l’bougre !! Suffit l’jeunot !! T’vas êt’en r’tard pour t’marriage !!
- Ouuuuhlala boui, vaut qu’j’y aille !!


Craow, n’ayant pas vu l’heure tournée se rua vers la porte. C’est avec l’œil hagard, la lèvre inférieure pendante et d’un pas mal assuré qu’il se rendit directement au lieu où devait se dérouler la cérémonie…

sagramor · 181 vues · 0 commentaires
Catégories: L'histoire passée
Fév272008

La Légende de Craow
Pendant ce temps là…

Ysabel s’apprêta pour son rendez-vous avec Mayna et Choco. Ces dernières devaient passer la chercher chez elle d’une minute à l’autre. Elle revêtit une tenue en adéquation avec la chaleur du désert et patienta…

- Coucou Ysa !! Dirent-elles à l’unisson dans l’encadrement de la porte. Tu es prête ? S’esclaffèrent-elles.
- Biensûr !! Je suis toujours partante moi !!

Elles échangèrent un regard complice et emmenèrent leur amie à sa « surprise » en riant de bon cœur.

- Nous y voilà !! Installes-toi confortablement !! Hihi !!

Ysabel prit place sur un siège et apprécia du regard l’endroit où elle se trouvait. Ses amies l’avaient amenées sur une terrasse privée, réservée pour l’occasion. Deux tables étaient disposées l’une à coté de l’autre. Des bouteilles et des verres y étaient disposés ainsi qu’une portion de lapis-lazuli, un aphrodisiaque puissant…

- Mais, c’est du Double Sagra ?! S’interrogea-t-elle éberluer. Comment…
- Héhé oui ! Mais ce sont les seules bouteilles que j’ai su me procurer ! Le fabriquant est resté au pays et on ne risque pas d’en boire de sitôt… Déclara Mayna.
- Trêve de bavardage, voila ta surprise ma belle !! Hihi !! Coupa Chocolatine.

Un homme en tenue…. Sexy… s’approcha d’Ysabel avec une démarche de canard boiteux, le torse bombé, les feceps droits comme un « q », une main sur la hanche et déclama :

- Venga co'mé, jé m’appèl Rô-Coh et jé vé té faire découvrir lé bonhor ! Dit-il « machosement »

Ysabel, interdite le suivi néanmoins… elle porta un dernier regard suppliant à ses amies qui prirent leur ventre à deux mains en s’esclaffant. Elles hélèrent les musiciens de commencer à jouer…
Rô-Coh, commença à se déhancher au son de la musique et enleva son gilet en peau de zèbre qu’il passa autour du cou d’Ysabel. Il le jeta ensuite par terre et s’attaqua à sa ceinture… Le Double Sagra, faisant son effet, elle se prit au jeu et débuta une danse lancinante aux côtés de Rô-Coh. Celui-ci ôta, d’un coup sec son pantalon qui fila en deux parties rejoindre le gilet. Mayna et Chocolatine crièrent des « Olé ».

- Tou aime lé homme hé mia jolie !! jé vais té montré !!

Il enleva alors son pagne dévoilant son intimité et pris des pauses défiant la bienséance…




Une fois son show terminer, Rô-Coh rassembla ses vêtements et fit une dernière déclaration avant de plier bagage :

- Y’éspère qué tou a aimé hé !! Tenga, mio nouméro dé pigeophoné !! Arrivedercci !!

Ysabel pris le bout de papyrus et le mis de côté…

- Mouhahahahahaha !! Rièrent Mayna et Chocolatine.
- Tu as aimé Ysa ? Demanda Choco.
- Heu… Ben … C’est-à-dire que… heu… Je dois dire que ce n’était pas déplaisant… Déclara-t-elle gênée.
- Rho aller !! On voyait bien que ce Rô-Coh était à ton goût et surtout à la façon dont tu te déhanchais… Plaisanta Mayna.

Piquant un fard, Ysabel babilla :

- Je me marie dans quelques heures… Merci pour la petite surprise les filles… on se voit à la cérémonie !

sagramor · 165 vues · 1 commentaire
Catégories: L'histoire passée
Fév232008

La Légende de Craow
Les jours suivants, ils s’afférèrent à la préparation de la fête. Ysabel s’occupait de la décoration, pendant que Craow travaillait à la liste des invités et au placement qu’ils auraient autour des tables. On pouvait humer la bonne humeur et le bonheur dans l’air.

- Mon amour, pourrais-tu aller chez le traiteur ce matin pour commander les plats ?
- Biensûr ma douce, lui répondit-il.
- Je ne serai sans doute plus là à ton retour, j’ai rendez-vous avec Mayna et Choco pour ma « surprise »
- Ah ! Bon ! Très bien… De mon coté je dois aller voir Tockkes pour régler les dernières modalités de la cérémonie…

Craow pris donc la route et se dirigea vers le traiteur conseillé par l’une de ses connaissances. Au détour d’une rue regroupant plusieurs marchands divers, il arriva à « La Boucherie du Nil ». L’odeur de la viande plus ou moins fraîche lui arriva aux narines, lui provoquant un haut-le-cœur. Des quartiers de venaison étaient disposés sur une table, un panier rempli de pastèques était placé à côté du comptoir de la marchande, des hirondelles pas encore déplumées siégeaient dans une charrette posée contre le mur. Devant le comptoir, des poissons en tout genre était en train de fumer au soleil, un agneau était enfermé dans une cage non loin. Le plus troublant était les têtes d’animaux pendant à des crochets sur le parasoleil de l’échoppe.




D’un pas incertain, Craow s’adressa à la cuisinière :

- Bonjour madame !
- Bonjour m’gamin, quequ’Mâ-hï-Têh peut faire pour toi ?
- Hé bien, je me marie cet après-midi et j’aimerai commander des spécialités pour la fête…
- Ahh m’félicitations m’gamin ! c’t’un honneur pour Mâ-hï-Têh ! T’verras m’gamin t’sra pas déçu !
- Ah bon… qu’est ce que vous proposez comme plats ? L’interrogea-t-il.
- M’gamin, Mâ-hï-Têh fait du ragoût d’à peu près tous l’bestiaux qu’on peut trouver dans les parages ! Dit-elle avec fierté.
- Euh et bien en fait, je voyais quelque chose de plus exotique que du ragoût…
- Hé ben m’gamin, Mâ-hï-Têh va t’concocter un plat dont tes invités s’souviendront ! Héhéhé, y fait pas écrit Bécasse ici ! Dit-elle en désignant son front.

- Bon, hé bien, je vous fait confiance alors… Répondit-il sceptique.
- A tout à l’heure m’gamin !


sagramor · 198 vues · 1 commentaire
Catégories: L'histoire passée
Fév202008

La Légende de Craow
Trois semaines s’étaient écoulées depuis l’arrivée en ville de Craow et de ses compagnons. Les nouveaux habitants commençaient à prendre leurs marques à un point tel que l’on aurait pu croire qu’ils avaient toujours habité la cité. Abou-Simbel vivait littéralement.

Par une belle journée, alors qu’ils se promenaient dans le parc près du palais, Ysabel et Craow filaient le parfait amour. Leur voyage à travers le désert les avait rapproché. Une relation franche et sincère s’était établie entre eux. Lui, la regardait avec les yeux pétillant ; elle, avait des frissons dès qu’il lui prenait la main. Ils se sourirent mutuellement.

- Viens avec moi ! Déclara Craow.
- Je te suis bel éphèbe ! Lui dit-elle en souriant à pleines dents.

Il l’emmena dans le hall du palais. Celui-ci était immense, une coupole à ciel ouvert laissait entrer le soleil, les murs étaient recouverts de fresques sublimes, des escaliers menant à différentes pièces se trouvaient par-ci, par-là. Que demander de mieux comme décors pour ce que s’apprêtait à faire Craow ?!

- Ysabel, dès que je t’ai vu, mon cœur a bondi si fort dans ma poitrine que j’ai cru que j’allais m’évanouir. Ton doux parfum enivre mes sens chaque fois que je le respire, mes yeux pétillent d’amour à tes sourires…

Ysabel attendrie par les propos de Craow lui pris la main, les yeux brillant, la vessie défaillante…




- Ysabel, tu es si belle, si désirable, si intelligente, si… Ysabel, je veux devenir Pharaon… Ysabel seras-tu ma Reine ? Seras-tu celle qui me guidera… Qui partagera mes joies et mes peines ? Ysabel voudrais-tu m’épouser ?

A la fois heureuse et confuse par ce que lui faisait subir son corps, elle s’exclama Vigoureusement :

- OUI !!!!!!! Attends mon chou, ne bouge pas, j’arrive…

Pendant qu’Ysabel s’éclipsait au petit coin en lui ayant dit « mon chou », chose dont il a horreur, Craow réalisait qu’elle lui avait dit « oui ». C’est repu de bonheur qu’il se laissa aller à une petite flatulence le tenaillant depuis un moment déjà. Seul, personne ne pouvait l’entendre et cela ne pouvait pas faire de mal…


sagramor · 166 vues · 1 commentaire
Catégories: L'histoire passée
Fév162008

La Légende de Craow
La Légende de Craow
Chapitre deux : Les Frasques de L’Amour


Introduction :

Après un parcours éprouvant à travers le désert, Craow et ses amis arrivèrent à Abou-Simbel, La Grande. Ils découvrirent avec émerveillement les portes imposantes de la cité et commencèrent à remonter la longue allée les menant à la ville. Craow tenait Ysabel par la main pendant que Chocolatine les dévisageait d’un air mi-figue, mi-raisin. Un vendeur de journaux scandait les mérites de « L’Ibis Déchaîné », un manuscrit local regroupant l’essentiel de l’actualité. Celui-ci affirmait le décès de l’autorité politique supérieur, Le Pharaon, mort en voulant épater son épouse… Malheureusement, le Crocodile n’avait pas soupé et le laissa sans coiffe…
La place de chef était donc vacante et ouverte à qui voulait prendre le pouvoir. Craow s’illumina devant cette nouvelle mais pensa également à l’organisation d’une toute autre chose…

Les Frasques de L’Amour :

Quand ils passèrent les portes de la cité, leur visage passa de l’émerveillement à l’hébétude. La ville n’était que ruine… Les maisons saccagées, les rues désertes, les quelques rares autochtones locaux rassemblant ce qui leur restait d’objets de valeurs et de vivres. Ils fuyaient la ville. Il s’était passé quelque chose en ces lieux, pensa Craow. Mais quoi ?
Il décida d’interpeller quelqu’un dans la rue pour avoir plus d’informations…

- Bonjour monsieur…

Pas de réponses, ces gens n’avaient décidément pas le sens de l’accueil ! Il décida de faire une autre tentative :

- Bonjour madame, pourriez-vous me dire ce qu’il se passe ?
- Bonjour ?! Vous savez à quoi ressemble un bon jour ?! Pas à aujourd’hui assurément !! Dit-elle outrée. Il se passe que le Pharaon, ce vil enfant de crotte de chameau fumante est mort en défiant le plus grand des Dieux de ce monde, Sobek !!
- Euh, excusez-moi, je ne comprends pas ?! Dit-il d’un air indécis.
- Il n’y a rien à comprendre, fuyez !! Par Râ, fuyez tant qu’il en est encore temps !! Avec cette déclaration, une hystérie sans nom s’empara d’elle.
- Mais pourquoi ? Insista-t-il.
- Je n’ai pas le temps, je veux vivre moi !! Sachez juste ceci : Notre incommensurable abruti de Pharaon a réveillé le pire fléau de l’humanité et ce fléau va s’abattre sur cette ville et tous ses habitants !

Sur ces paroles, elle s’en alla rejoindre la troupe qui s’amassait à la sortie de la ville d’un pas pressant. Le spectacle était impressionnant, les autochtones s’entassaient sur le chemin que nos amis venaient de parcourir pour entrer dans la ville.



Quelques heures s’écoulèrent durant l’évacuation… Craow et ses congénères décidèrent de rester, ne prenant pas au sérieux les élucubrations de cette fanatique insensée. Quand tous les « anciens habitants » furent partis, Geroniman déclara :

- Allons jeter un œil à cette cité et voyons comment pourrions-nous nous installer.
- Très bonne idée, répondit Mayna.

Durant leurs pérégrinations dans la cité, ils découvrirent que tous les habitants n’étaient pas partis, certains étaient restés. Il s’agissait pour la plupart de commerçants et d’artistes itinérants en tout genre ; à cela s’ajoutait les plus démunis.

Après quelques jours, des immigrants du peuple Crâne arrivèrent aux portes de la ville. La reconstruction d’Abou-Simbel commença ! Chaque lune voyait la ville retrouver une certaine splendeur, chaque jour d’autres Crânes venus de Lacustrie remplissaient les rues et mettaient la main à la patte… Bientôt un système désordonné mais stable s’instaura en ville. Abou-Simbel ne manquait plus que d’un chef pour l’amenée vers la bonne voie.

sagramor · 160 vues · 0 commentaires
Catégories: L'histoire passée

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